[QUESTION] En lançant lundi votre association «Tarbes 2001», vous annoncez clairement vos intentions de briguer la mairie de Tarbes.[REPONSE] En 1995, il ne m'a manqué que 389-voix pour faire basculer la mairie. Aujourd'hui, il n'y a aucune raison que je ne revendique pas cette position de leader de l'opposition. La différence, c'est que la dernière fois, on s'y est pris quinze jours avant.
Ce coup-ci, on va bien préparer notre affaire.[QUESTION] Est-ce une candidature d'union ou y aura-t-il des primaires ?[REPONSE] Je souhaite une union de toute la droite pour mettre un terme à 25-ans de communisme à Tarbes. Le mur de Berlin est tombé en 1989 mais ici, on ne s'en est pas encore rendu compte.[QUESTION] Et s'il y a primaire ?[REPONSE] S'il y a primaire, elle ne sera pas honteuse. Cependant, je considère que Lagonelle a encore l'avenir devant lui. Dans une équipe, on ne prend pas les derniers sélectionnés pour assurer le capitanat. Je crois que mon combat au sein du conseil municipal, mon action économique au sein de la chambre de commerce démontrent que j'ai le sens de l'intérêt collectif. Et sans être immodeste, je crois que je peux légitimement revendiquer la place de tête de liste de l'opposition.
Mon adversaire, ce n'est ni Calvo, ni Lagonelle mais la majorité municipale actuelle.[QUESTION] Pensez-vous que Raymond Erraçarret va se représenter ?[REPONSE] Je crois que les dossiers ne l'intéressent plus. Ce qu'il aime, c'est le jeu politique, le contact. Quand je vois qu'il s'accroche à des dossiers privés comme Décathlon, je me dis qu'il n'a aucun projet public.
J'espère simplement que les gens qui ont voté pour lui n'auront ni regret ni remord à voter pour nous en 2001. Si l'on gagne, je veux bien le prendre comme chargé de communication.
[QUESTION] Comment allez-vous vous organiser pour gagner ?[REPONSE] J'ai déjà constitué un comité de soutien d'une soixantaine de personnes. A partir de cette base, je veux aller à la rencontre des gens, aborder leurs problèmes quotidiens.[QUESTION] Il semble que vous ayez changé de comportement depuis vos derniers échecs ?[REPONSE] Je n'ai jamais cherché à être populaire pour le plaisir de l'être. Moi, je suis un organisateur, un travailleur. Et c'est vrai que je n'ai pas toujours eu une bonne image. Qui sait que je suis un ancien apprentiboulanger ?[QUESTION] Cette mairie de Tarbes, vous en rêvez depuis toujours ?[REPONSE] C'est vrai. Je suis Tarbais et j'aime cette ville. Je préfère encore un fauteuil de paille à Tarbes qu'un fauteuil Voltaire à Paris. Si je suis élu maire, je me consacrerai totalement à ma tâche.
Et moi aussi, j'aurai le temps d'aller me promener dans les rues et de serrer les mains.